Histoire et patrimoine
Présentation historique et patrimoniale
Histoire
L’église a été construite au cours des XIe, XIIe et XIIIe siècles.
Elle a conservé son aspect roman typiquement auvergnat caractérisé par un appareil de pierres polychromes. Les mâchicoulis, le chemin de ronde et autres éléments défensifs rappellent que l’église a été fortifiée. Le clocher, restauré au XVIIe siècle, a été doté d’une flèche au XIXe siècle.
Le visiteur est toujours impressionné par la largeur de l’unique nef couverte d’une voute à berceau brisé. (Pour l’histoire : le 5 janvier 1626, après un grand vent qui dura plusieurs jours, la voute s’effondra en faisant 5 ou 6 victimes. On profita de ce désastre pour faire disparaître les piliers qui à l’ origine divisaient la nef et réunir en une seule la voute centrale et celle des collatéraux.)
Les vitraux installés en 1953 sont l’œuvre d’un peintre, Jacques La Chevalier, et ont été restaurés.
Son orgue, datant du XIXe siècle, a lui aussi retrouvé une nouvelle jeunesse. D’une qualité acoustique exceptionnelle, elle accueille depuis plusieurs années le festival de la Chaise Dieu pour des concerts à capella et des auditions d’orgue.
Saint Georges
Saint Georges est le saint patron de notre église et le premier évêque du Velay.
Il est l’un des acteurs de la christianisation du Velay. En fait deux disciples, Front et Georges, furent envoyés en mission en Gaule par Pierre. Georges meurt en route. Front retourne chez Pierre qui lui donne son bâton, lequel va permettre à Front de ressusciter Georges. Ce dernier revient à la vie et ils vont pouvoir poursuivre leur chemin jusqu’à Ruéssium.
Saint Georges serait arrivé en Velay vers l’an 330. C’est donc probablement au cours du IVe siècle qu’à la faveur de l’édit de Milan, Saint Georges serait venu prêcher l’évangile dans nos montagnes. C’est ici qu’ils vont se partager le bâton de Pierre. Georges va rester à Ruéssium pour évangéliser le Velay, tandis que Front continue en direction de Périgueux. C’est ici qu’ils vont se partager le bâton de Pierre.
(La moitié du bâton de saint Pierre est vénéré dans l’église Saint Georges jusqu’à la révolution. Il se trouve aujourd’hui à Le Puy en Velay)